Le dernier budget de Legault poursuit le lent déclin du Québec
Il suffit d’affirmer que certaines actions doivent être entreprises dès maintenant au Québec, et non pas plus tard : un système de santé défaillant, des routes inadéquates, une crise mondiale et un recul de la démocratie peuvent rapidement se transformer en une véritable situation d’urgence.
Le budget final de la CAQ se transforme en un discours funèbre pour un gouvernement qui n’a pas obtenu la majorité des votes des Québécois.
En 2022, la CAQ a remporté une supermajorité avec une minorité de voix. Avec 41 % des votes, elle a remporté 72 % des sièges. Forte de ce mandat, elle a mis en œuvre une série de lois draconiennes et a permis au système social québécois de se dégrader rapidement.
L’état de l’infrastructure de transport est maintenant extrêmement précaire. En mars 2026, 46 % des actifs du métro de Montréal sont classés comme étant en « mauvais » ou « très mauvais » état (City News). Pourtant, nos routes sont encore pires.
Près de la moitié de nos routes sont dans un état déplorable. Malgré cela, 76 % des fonds alloués au réseau routier sont destinés à l’« entretien », mais une grande partie de cette somme est absorbée par des dépassements de coûts, plutôt que d’améliorer le pourcentage global de routes en « bon » état (Bullet Proof Logistics).
Radio Canada a rapporté que plus de 50 % des bâtiments scolaires au Québec sont actuellement classés D ou E pour leur état de réparation. Pourtant, la Coalition avenir Québec (CAQ) a tenté de réduire de 570 millions de dollars le budget de l’éducation l’année dernière, et a finalement réduit ce montant à 30 millions de dollars (CBC).
Le système de santé s’est encore plus détérioré. En début d’année 2026, 38 % des 594 bâtiments hospitaliers provinciaux étaient classés « mauvais » ou « très mauvais » (CBC).
Presque toutes ces infrastructures ont été construites dans les années 60 et 70. Depuis les années 90, chaque administration québécoise a imposé des mesures d’austérité, ce qui a entraîné la détérioration progressive de nos infrastructures jusqu’à leur état actuel.
Au lieu de proposer de taxer les Québécois les plus riches, la province affirme que le budget est "sobre". L’ensemble du déficit pourrait être comblé par des taxes sur la richesse. Cependant, chaque administration semble favoriser le déclin du Québec.
Le gouvernement ne taxera pas les riches, ce qui permettrait de résorber les déficits et de financer les infrastructures. À la place, il fait payer aux Québécois les échecs de cette politique au détriment de leur santé et de leur bien-être.
Analysons les points principaux de ce budget et entrons dans les détails mathématiques.